Pourquoi les SCPI devraient tenir le coup face à la crise du Covid-19 ?

Corona, Coronavirus, Numérisation

Nombreux sont ceux qui se posent la question sur la résilience de la société civile de placement en cas de crise.

Celle liée à la pandémie du Covid-19 a créé de vives tensions sur le plan financier et économique certes, ayant généré un crash généralisé du côté des produits de placement financiers.

Quant aux SCPI, qui sont à la fois des actifs financiers et immobiliers, elles semblent résister à cette période de fortes turbulences. Mieux, elles vont même en sortir encore plus renforcées.

Les SCPI ont mis en place des stratégies de mutualisation des risques

Les SCPI se distinguent déjà par leur potentiel de répartition des risques en raison de leur diversification d’une part, et de la souscription de nombreux investisseurs d’autre part. Cette diversification repose sur plusieurs axes : du point de vue typologie de l’immobilier, emplacement géographique et secteur d’activité des locataires.

Sur la typologie de l’immobilier

Les SCPI utilisent de l’immobilier résidentiel ainsi que des immeubles professionnels, à usage de bureaux, de murs de boutiques, de magasins et de commerces, des locaux d’activité. Les immeubles de santé et d’éducation ainsi que ceux liés à la petite enfance sont aussi exploités par la SCPI, de même que les hôtels et les parkings.

Les immeubles de santé et ceux destinés au logement des seniors sont les plus armés face à la crise du Covid-19, de même que la plupart des immobiliers de bureaux. En revanche, les hôtels sont en difficulté ; ils remontent toutefois la pente avec la reprise progressive des activités économiques. Ainsi, les SCPI diversifiées en typologie continuent de générer des loyers.

Sur l’emplacement des immeubles

Les SCPI choisissent différentes villes, régions, voire différents pays pour tirer profit du dynamise de leur marché immobilier. Il n’est pas rare que les jeunes SCPI étendent leur champ d’intervention jusque dans les pays européens, voire un peu partout dans le monde désormais. Ces SCPI internationales jouissent d’ailleurs d’une meilleure fiscalité, comparées à celles exploitées en France, d’où un rendement meilleur, et le coût de l’immobilier n’est pas aussi élevé qu’en France. Les revenus locatifs perçus sont eux aussi diversifiés puisqu’ils incluent à la fois l’euro et les devises.

En cas d’impact économique et financier, chaque pays déploie sa propre stratégie de relance, ce qi fait que les SCPI ne sont pas impactées de la même manière.

Sur le secteur d’activité des locataires

Les locataires jouent un grand rôle dans la constitution d’une SCPI. Ils sont avant tout sélectionnés en fonction de leur solvabilité ainsi que de leur secteur d’activité qui sont eux aussi diversifiés. Les SCPI souscrivent à des baux de qualité avec les grandes enseignes spécialisées dans de nombreux domaines aussi diversifiés les uns que les autres. Ces baux sont verrouillés sur une longue période, allant de 6 ans à 10 ans, voire 15 ans et plus. Les SCPI privilégient la fidélisation de leurs locataires afin de garantir un taux de remplissage élevé tout au long de l’année, et donc un rendement lui aussi élevé.

Les SCPI sont des actifs à souscrire sur le long terme

Soulignons que les sociétés civiles de placement immobilier doivent être souscrites sur le long terme, puisqu’elles sont de la pierre. Les éventuelles carences en dividendes émanant d’une crise seront alors lissées sur le temps, de même qu’une possible baisse de rendement. L’immobilier, quant à lui, a fait ses preuves sur son invulnérabilité ; il est d’ailleurs reconnu comme étant une valeur refuge. De plus, les SCPI vont s’en sortir « grandies » de cette épreuve liée au Covid-19 en raffermissant davantage leur stratégie d’anticipation des risques.

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